Une relation compliquée : la France et l’Amérique latine

La langue, les distances continentales, des politiques très différentes… La raison reste inconnue, mais la France et l’Amérique latine ont du mal à trouver un chemin commun et à établir des relations diplomatiques de longue durée. Quelles ont été les relations entre la France et l’Amérique latine dans le panorama politique contemporain? Le gouvernement de Macron marquera-t-il une ouverture des relations entre le continent sud-américain et le pays gaulois ?

La politique de la France envers l’Amérique latine a été peu traitée par son manque de clarté et de cohérence : les anciens présidents de la République ont  bien montré une prédilection pour le continent ou une forte désinvolture. Un des premiers gourvernants français à viser l’Amérique latine dans sa politique étrangère a été le général Charles de Gaulle. Découragé par son aventure européenne suite aux échecs de son projet dans le vieux continent, le général pose son regard sur les pays latins. Le 21 septembre 1964, il débute un voyage de trois semaines par le continent américain au cours duquel il visite plusieurs pays de l’Amérique latine. Cette occasion sert à renforcer le discours progressiste de la France et à décrocher des sympathies de l’autre côté de l’Atlantique.

Dans l’histoire politique de la France, peu de références à l’Amérique latine. Uniquement Jacques Chirac consacre un voyage dédié aux pays du continent latino-américain en mars 1997, dans lequel il visite le Brésil, l’Argentine et l’Uruguay, entre autres. Les nations choisies sont une preuve des intérêts économiques du voyage du Président Chirac, mettant en évidence les faibles relations diplomatiques entre la France et le continent américain.

Le gouvernement de Hollande passe d’un état froid dans les relations diplomatiques avec l’Amérique latine, affecté par les polémiques autour de la mort d’Hugo Chavez, à l’établissement d’un développement progressif des relations et des échanges bilatéraux à partir de 2013.

Sans doute, la dernière campagne présidentielle a fait résonner l’écho de l’Amérique latine avec force : les propositions du candidat Jean-Luc Mélenchon ont fait apparaître dans les journaux français les sigles de l’Alliance Bolivarienne pour les Amériques (ALBA). Sa proposition d’abandonner l’OTAN pour rejoindre l’ALBA a fait l’objet de critiques à droite et à gauche pour son radicalisme idéologique et sa proximité avec les politiques du régime vénézuélien.

« Nous consoliderons nos relations avec l’Australie et les pays du Pacifique, avec le Canada et l’Amérique latine pour resserrer nos liens économiques, culturels et scientifiques

Le président Macron, élu le 7 mai 2017, s’est montré assez discret en ce qui concerne la politique étrangère notamment avec les pays latino-américains. Son programme politique accorde un paragraphe dans lequel le continent est nommé : « Nous consoliderons nos relations avec l’Australie et les pays du Pacifique, avec le Canada et l’Amérique latine pour resserrer nos liens économiques, culturels et scientifiques ». L’apparition timide de l’Amérique latine ne fait que présager le rôle secondaire de la région dans la nouvelle période politique française.

Nous ne pouvons qu’espérer une amélioration de ce rapprochement entre la France et les pays de l’Amérique latine pour plus de coopération et pour l’établissement des fortes relations bilatérales.

Texte: Paula Castillo Suárez

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